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  • Photo du rédacteurAudrey Guiard

Le Roi Lion règne encore... Vive le Roi !

Dernière mise à jour : 28 oct. 2021

Tous les trentenaires et mêmes les autres ont pensé: Whaaaat? Ils ont repris notre chef d'oeuvre d'enfance pour en faire un film en images de synthèse? Ils n'ont pas pu faire ça? Notre dessin animé Disney préféré? Ils ne sont pas un peu fous de s'attaquer à un tel mythe?

Nous avons tous pensé: ''ils vont obligatoirement rater Simba'', ''à quoi va ressembler Pumbaa?'', ''ça ne va pas du tout faire le même effet'', ''est-ce que ce sera exactement la même histoire?'',...


Et puis...quand on réfléchit, quand on fait un premier pas et qu'on entrouvre un œil dubitatif sur la bande-annonce, on se dit que ça n'a pas l'air si mal fait...


A l'occasion de la sortie du film Le Roi Lion version 2019, faisons un petit bilan pour savoir si vous aurez la chance de croiser le majestueux lion lors de prochain safari au Kenya.

 

Le bilan en 2019

L'espèce qui parcourait autrefois une grande partie du continent africain voit son territoire se réduire considérablement depuis quelques décennies.

La population de lions d'Afrique a diminué de près de 90% au cours des 10 dernières années, avec moins de 20 000 individus répartis dans quelques pays africains.

Selon des sources scientifiques, il ne reste que 2500 individus répartis sur le sol kényan.


 

Les causes de disparition

Le braconnage, la réduction de territoire qui entraîne le conflit homme-animal, l'exploitation, le trafic illégal,... Il y a hélas de nombreuses causes de disparition du lion d'Afrique.


Au Kenya, grâce à la détermination de Judi Wangalwa Wakhungu, anciennement Ministre de l'Environnement du Kenya de 2013 à 2018, le braconnage a diminué de 80% en renforçant la loi sur la protection des espèces sauvages avec le Wildlife Conservation Act qui pris effet en janvier 2014.

Judi Wangalwa Wakhungu, ancienne Ministre de l'Environnement au Kenya
Judi Wangalwa Wakhungu, ancienne Ministre de l'Environnement au Kenya

Ce dernier impose notamment une amende record de 20 millions de shillings kényans, soit près de 170 000 euros, et d’une peine d’emprisonnement à 20 ans. Mais le problème du braconnage persiste et le trafic d’animaux sauvages reste le troisième plus gros commerce illégal dans le monde.


L'écovolontariat et la chasse en boîte, causes moins connues, sont aussi responsables de la disparition des lions.

Principalement en Afrique du Sud, certains organismes vous proposent, moyennant des sommes exorbitantes, de partir vous occuper des lionceaux ''abandonnés par leur mère''. Il faut savoir que les lionnes sont d'excellentes mères et que si elle doivent abandonner un de leurs petits, ils sont adoptés par une autre lionne du clan.

On vous confie donc la ''garde'' de lionceaux volés en vous expliquant qu'une fois adulte, ils seront relâchés. Odieux mensonge: une fois atteint l'âge de 5 ou 6 ans, ils sont la plupart du temps tués lors de cruelles ''chasses en boîte'' (''canned hunting'' en anglais) où des chasseurs fortunés sont permis d'abattre les lions dans un terrain clos, donc sans issue pour l'animal. National Geographic rapporte qu'en 2014, environ 2 à 3 lions par jour furent abattus de cette façon soit environ 1 000 lions.

La chasse en boîte est un business qui rapporte : les chasseurs paient près de 12 000 € pour pouvoir abattre un lion. Et pour assurer un approvisionnement suffisant des “stocks” dans les fermes, les félins sont élevés en quantité massive.

D'autres organismes en Afrique de l'Est et Australe vous proposeront également de faire des ''lion walks'', des balades dans la savane avec plusieurs grands lionceaux ou jeunes lions, accompagnés de ''guides'': même fin cruelle pour les lions.

Ils sont élevés en captivité, entassés dans des cages sordides. Les femelles sont gardées pour la reproduction: elles donneront naissance deux à trois fois dans l’année au lieu d’une fois tous les deux à trois ans à l’état sauvage. La séparation entre la mère et son petit à seulement 10 jours est brutale, car à l’état sauvage, ils resteraient ensemble durant un an et demi.

Mais cette séparation permet à la lionne de devenir de nouveau prête à la reproduction.

Certains lionceaux sont vendus dans des zoos ou dans des cirques, à l'image du cirque Pinder.

Les mâles et leur belle crinière sont voués à finir en trophée chez de riches et sans scrupule ''chasseurs''.

Réfléchissez donc bien avant de faire de l'écovolontariat avec les animaux, tout n'est pas si rose et évitez les projets vous proposant de vous occuper de lionceaux.


Pour aller plus loin: en 2010, la productrice Pippa Hankinson visite pour la première fois un élevage de lions captifs en Afrique du Sud. Horrifiée et convaincue que le monde a besoin de savoir, elle pense qu'un film serait le moyen le plus rapide et le plus opportun pour créer une prise de conscience mondiale de ce qu'elle considérait comme une exploitation totale.

Une petite équipe incroyablement passionnée et dévouée se réunit et commence à filmer. Travaillant sans relâche pendant deux ans et demi, l'équipe a sillonné l'Afrique du Sud pour visiter de nombreuses fermes d'élevage de prédateurs en captivité et mener des entretiens avec des experts en lien avec tous les aspects du secteur.

A sa sortie en 2015, le film-documentaire a fait l'effet d'une bombe: http://www.bloodlions.org/


 

Les efforts des ONG et des ''conservancies''

D'ici à 2050, dans seulement 30 ans, l'espèce pourrait être vouée à disparaître. Heureusement, de nombreuses ONG en Afrique travaillent sans relâche pour sauver les lions de l'extinction.


A l'image du Lion Conservation Fund (http://lionconservationfund.org/) au Kenya.

Situé dans le district de Samburu, la structure réunit les gouvernements, des scientifiques et les communautés locales et créé de nombreux projets pour la conservation des lions et de leur territoire. Basé sur l'éducation et le partage, il implique plus de 200 villages isolés et 3 municipalités cherchant à préserver leur mode de vie traditionnel et à préserver des écosystèmes uniques au monde.


Pour réunir des fonds et rendre ses projets pérennes, le Lion Conservation Fund a créé le Sabache Safari Camp ( http://sabachecamp.com/ ). Situé dans une réserve naturelle privée s'étendant sur 800 km², Sabache est un véritable modèle en écotourisme: appartenant à 100% à la communauté locale Samburu, il s'engage à respecter les pratiques écologiques.

En séjournant à Sabache, les voyageurs participent à la conservation des lions et de la nature sauvage africaine et fournissent des emplois directs et des revenus à plus de 145 familles de la région.

Il y a de quoi d'éclater à Sabache!

Randonnée en montagne, escalade, camping nocturne au sommet, exploration d'anciennes grottes, ornithologie, promenades sur le thème des plantes médicinales, visites culturelles, safaris, suivi des lions avec des guerriers Samburu pour la recherche, safaris nocturnes, visite du sanctuaire de rhinocéros, safaris à pied de 3 à 5 jours avec camps de tentes mobiles, safaris à dos de chameau,...

Mais aussi fabrication d'arcs et de flèches à la façon Samburu et concours de tir à l'arc, jeux traditionnels, cours de langue maa et feux de camp en soirée...

Peu d'endroits en Afrique de l'Est peuvent égaler le cadre naturel et sauvage de Sabache.

Ici, vous serez assurés de vivre une expérience de safari très privée et personnelle au cœur d'une nature intacte!


 

Alors, où voir des lions à l'état sauvage au Kenya?

Avec seulement 2500 lions présents au Kenya, rien ne garantie aux voyageurs d'observer ces magnifiques créatures mais avec un bon guide, vous avez 9 chances sur 10 d'en voir!


Ils sont surtout présents dans les parcs et réserves du sud du Kenya, Masai Mara, Amboseli, Tsavo mais aussi à Samburu et Buffalo Springs, dans la réserve Nationale de Shaba, à Lewa Wildlife Conservancy, à Ol Pejeta, au Parc National du Mont Kenya, dans les Aberdares, dans le Parc National de Meru, au Lac Nakuru et près de la rivière Tana.

Aujourd'hui, il est encore possible d'observer ces majestueux félins dans leur milieu naturel au Kenya... Alors on y va?

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